Tous Qi Gong & Tai Chi Méditation & Respiration Sophrologie & Relaxation Sommeil Actualités

Quel profil est le plus enclin à pratiquer le phubbing ?

12 août 2026 17 min de lecture Mis a jour 13 août 2026
Cet article a été généré par intelligence artificielle et publié sans révision humaine approfondie.

En bref

    Phubbing : quel profil psychologique ignore le plus son entourage pour son smartphone ?

    Le phubbing décrit une situation concrète et devenue banale : une personne consulte son téléphone pendant qu’une autre lui parle. Le mot vient de la contraction de « phone » et « snubbing », qui renvoie au fait d’ignorer ou de snober quelqu’un. Il peut se produire à table, dans un couple, au travail, dans une file d’attente ou pendant un échange familial.

    Le geste paraît parfois minime. Un regard posé trois secondes sur une notification, puis un défilement qui se prolonge. Pourtant, la personne en face reçoit un signal clair : l’écran passe avant sa parole. Ce n’est pas toujours volontaire, ni forcément malveillant. Le problème se situe dans la répétition, dans l’incapacité à interrompre la consultation et dans l’absence de réparation après coup.

    Les chercheurs ne réduisent pas ce comportement à une simple faute de savoir-vivre. Plusieurs mécanismes se croisent : impulsivité, recherche de stimulation, crainte de manquer une information, habitude de vérifier les réseaux sociaux et difficulté à supporter un temps mort. Un smartphone est conçu pour être accessible immédiatement. Les alertes, les messages courts et le défilement sans fin sollicitent l’attention par petites séquences très fréquentes.

    Une étude israélienne publiée dans la revue Psychological Reports s’est intéressée au lien entre phubbing, empathie et conduite prosociale. Les résultats montrent une association entre une pratique plus fréquente et une empathie plus faible, ainsi qu’une moindre disposition à adopter des gestes altruistes. Cette recherche ne permet pas d’affirmer qu’un téléphone transforme mécaniquement une personne en individu indifférent. Elle indique en revanche qu’un usage relationnellement envahissant s’inscrit plus souvent dans un fonctionnement où l’autre est moins pris en compte.

    Le profil le plus souvent repéré présente un faible contrôle de soi. Cela signifie que la personne a plus de mal à différer une envie immédiate, même lorsqu’elle sait qu’elle est engagée dans une conversation. Une vibration dans une poche, une pastille rouge sur une application ou une impression de vide suffisent à déclencher le geste. La consultation devient presque automatique, avant toute décision consciente.

    Cette difficulté d’autorégulation ne se limite pas à la technologie. Elle peut aussi se manifester par une tendance à interrompre souvent une tâche, à répondre sous le coup de l’émotion, à repousser une activité demandant de la concentration ou à rechercher sans cesse une stimulation nouvelle. Le téléphone offre alors une réponse rapide à l’ennui, à l’attente ou à une gêne intérieure.

    Un second trait ressort dans les données disponibles : une empathie moins mobilisée. L’empathie ne consiste pas à être toujours d’accord avec quelqu’un. Elle correspond à la capacité de percevoir que l’autre peut se sentir mis à distance, négligé ou blessé. Lorsque cette perception est faible, les conséquences du phubbing sont moins visibles pour la personne qui le pratique. Elle peut considérer qu’elle écoute « quand même », alors que son regard, ses silences et ses réponses tardives disent le contraire.

    Le contexte doit rester au centre de l’analyse. Un professionnel qui attend un appel urgent, un parent joignable pour son enfant ou une personne d’astreinte ne pratique pas nécessairement le phubbing par désintérêt. La différence se voit dans la manière d’annoncer l’usage du téléphone, de limiter sa durée et de revenir réellement à l’échange. L’écran n’a pas le même sens lorsqu’il sert une nécessité ponctuelle ou lorsqu’il devient la porte de sortie permanente de toute relation.

    La suite consiste donc à regarder non seulement qui consulte son appareil, mais aussi dans quelles circonstances et avec quelle capacité à redevenir disponible.

    Main tenant un smartphone à côté d'une main à plat sur une table
    Illustration générée par intelligence artificielle.

    Faible contrôle de soi et phubbing : le comportement qui fait basculer vers l’écran

    Le contrôle de soi n’est pas une qualité fixe que certaines personnes posséderaient et que d’autres n’auraient jamais. Il varie avec la fatigue, la charge mentale, le stress, le sommeil et l’environnement. Après une journée dense, il devient plus difficile de résister à une notification. Le cerveau choisit volontiers ce qui demande peu d’effort et procure une stimulation immédiate.

    Le smartphone facilite cette bascule parce qu’il reste physiquement proche. Posé face visible sur la table, il mobilise déjà une part de l’attention. Même sans le saisir, l’esprit anticipe un message possible. Cette disponibilité permanente fragmente la présence. La conversation avance, mais une partie de la vigilance reste tournée vers l’appareil.

    Le profil qui phubbe fréquemment n’est donc pas forcément celui qui passe le plus grand nombre d’heures en ligne. Une personne peut utiliser beaucoup la technologie pour son travail, ses trajets ou ses loisirs, puis ranger son appareil lorsqu’elle retrouve ses proches. À l’inverse, un usage total moins élevé peut suffire à dégrader les échanges si les vérifications surviennent systématiquement pendant les repas, les confidences ou les moments de couple.

    Les signaux d’un usage automatique du smartphone

    Le comportement devient préoccupant lorsqu’il échappe au choix. La main cherche le téléphone dès qu’une conversation ralentit. Un message est consulté avant même d’avoir entendu la fin d’une phrase. L’appareil accompagne les gestes les plus ordinaires, y compris quelques minutes qui pourraient rester sans stimulation.

      Ces repères ne posent pas un diagnostic d’addiction. Ce terme désigne une situation plus complexe, qui suppose notamment une perte de contrôle persistante, des conséquences négatives et une souffrance ou un retentissement réel dans la vie quotidienne. Une habitude envahissante mérite toutefois d’être regardée tôt, avant qu’elle ne s’installe comme une réponse unique au stress ou au malaise.

      Les plateformes ont un rôle concret. Les réseaux sociaux organisent souvent leur fonctionnement autour de contenus brefs, de récompenses variables et de sollicitations répétées. Une publication peut susciter une réaction, ou n’en susciter aucune. Cette incertitude entretient l’envie de vérifier. Le cerveau apprend à revenir vers l’application, non parce que le contenu est toujours intéressant, mais parce qu’il pourrait l’être au prochain geste.

      La fatigue augmente ce phénomène. Lorsque l’attention est déjà usée par les transports, les obligations familiales ou les écrans professionnels, résister demande une énergie qui manque parfois. Plutôt que de se juger, il est plus utile de modifier le cadre matériel. Un appareil loin du corps est moins souvent pris en main qu’un appareil posé contre une tasse ou glissé dans une poche.

      Cette observation ouvre une piste simple : le contrôle ne repose pas uniquement sur la volonté. Il se prépare par des règles visibles, des moments sans téléphone et une distance physique réelle entre la main et l’écran.

      Empathie, altruisme et interaction sociale : pourquoi le phubbing abîme les liens

      L’empathie se construit dans de petits ajustements. Un visage qui change d’expression, une hésitation dans la voix, une phrase qui appelle une réponse. Une interaction sociale en face-à-face exige d’observer ces indices et d’y répondre. Le téléphone réduit cette disponibilité parce que l’attention doit se partager entre deux flux qui demandent tous deux une réaction.

      Dans l’étude menée auprès d’adultes, les personnes rapportant davantage de phubbing présentaient aussi un niveau d’empathie moindre et une orientation prosociale réduite. Les comportements prosociaux regroupent des gestes simples : écouter sans couper, proposer une aide, prendre des nouvelles, tenir compte de l’état émotionnel d’autrui. Ils ne sont pas spectaculaires. Ils entretiennent pourtant la sécurité dans les relations ordinaires.

      Le lien observé peut fonctionner dans les deux sens. Une personne moins attentive aux besoins d’autrui ressent moins fortement l’effet de son écran sur une conversation. À force de privilégier le flux numérique, elle s’entraîne aussi moins à capter les signaux discrets d’un visage ou d’un ton. Les auteurs évoquent ainsi un cercle qui mérite d’être pris au sérieux, sans le présenter comme une fatalité.

      Les relations amoureuses sont particulièrement sensibles à cette dynamique. Pendant un échange intime, consulter le smartphone donne parfois l’impression que le partenaire est en concurrence avec une information extérieure. Le sujet n’est pas seulement le temps d’écran. Il concerne le moment où ce temps survient. Une vérification répétée pendant un conflit, une confidence ou un repas peut être interprétée comme un retrait.

      Dans la famille, le phénomène prend des formes moins visibles. Un adulte répond machinalement « oui » tout en lisant son fil d’actualité. Un adolescent parle sans recevoir de regard. Puis chacun reprend son appareil. La jeunesse est souvent accusée trop vite, alors que les habitudes numériques se transmettent aussi par imitation. Un enfant observe moins les discours sur les écrans que la place effective accordée au smartphone par les adultes présents.

      Au travail, le phubbing ne se confond pas avec une consultation professionnelle nécessaire. Vérifier un agenda, répondre à une urgence ou chercher une information pendant une réunion peut avoir un sens. La situation se détériore lorsque l’appareil devient un refuge pendant une discussion, une formation ou un entretien. Les personnes concernées peuvent alors donner des réponses incomplètes, perdre le fil et multiplier les malentendus.

      Le terme d’isolement paraît paradoxal. Le téléphone donne accès à des centaines de contacts, à des informations et à des divertissements. Pourtant, être connecté n’équivaut pas à se sentir relié. Une présence numérique intense peut coexister avec une diminution des échanges attentifs. Les liens restent nombreux mais deviennent plus superficiels, plus interrompus, ou simplement moins nourrissants.

      Le coût relationnel ne repose pas sur une seule consultation. Tout le monde regarde son téléphone pendant une conversation à un moment ou à un autre. Ce qui pèse est l’accumulation, l’absence de regard, le manque de réponse et l’impression répétée de passer après l’écran. La personne qui se sent ignorée peut finir par moins parler, puis par éviter les moments partagés.

      Il est utile de distinguer l’erreur ponctuelle de l’habitude. Une excuse claire, suivie d’un retour à l’échange, répare souvent une distraction. Une promesse répétée sans changement concret fragilise davantage la confiance. La relation se protège mieux par des gestes visibles que par de longues explications.

      Observer le phubbing revient donc à observer la qualité de présence offerte à l’autre, pas à compter mécaniquement chaque minute passée devant un écran.

      Jeunesse, réseaux sociaux et technologie : pourquoi aucun âge ne résume le profil à risque

      La jeunesse apparaît souvent au premier plan lorsqu’il est question de téléphone. Les adolescents et les jeunes adultes utilisent de nombreuses applications de messagerie, de vidéo et de réseaux sociaux. Cette réalité ne permet pas de conclure qu’ils seraient, par nature, le profil le plus susceptible de négliger leur entourage. Le phubbing se rencontre aussi chez les actifs sursollicités, chez les parents fatigués et chez les personnes dont le téléphone mélange travail, informations, loisirs et vie familiale.

      L’âge explique moins que la fonction donnée à l’appareil. Une personne qui utilise son smartphone pour organiser son quotidien peut être très disponible lorsqu’elle choisit de le poser. Une autre peut l’employer surtout pour fuir un moment inconfortable, vérifier son image en ligne ou calmer une agitation intérieure. Dans le second cas, l’écran risque davantage de remplacer l’échange direct.

      La technologie actuelle renforce la porosité entre les sphères de vie. Les mêmes applications servent à recevoir une consigne professionnelle, suivre l’actualité, envoyer une photo à un proche et consommer des contenus courts. Il devient difficile de tracer une frontière nette. Un message lu pour le travail peut conduire à une notification sociale, puis à plusieurs minutes de défilement qui n’étaient pas prévues.

      Les situations qui favorisent le retrait numérique

      Les temps vides jouent un rôle particulier. Attendre un plat au restaurant, voyager, patienter avant un rendez-vous ou rester silencieux quelques instants avec quelqu’un ne sont plus nécessairement des périodes creuses. Ils sont souvent occupés immédiatement. Or, ces moments modestes permettent aussi à une conversation de démarrer, à une pensée de se poser ou à une émotion d’être ressentie sans être recouverte.

      Le phubbing peut également servir d’évitement. Une discussion tendue, une crainte de ne pas savoir quoi dire ou un sentiment d’être jugé rendent l’écran rassurant à court terme. Il offre une activité claire, contrôlable, sans regard en face. Cette stratégie peut donner un soulagement immédiat, mais elle évite rarement le problème relationnel qui a déclenché le geste.

      Les normes collectives comptent beaucoup. Si chaque convive pose son téléphone sur la table, personne ne sait vraiment quand l’échange commence ou s’arrête. Si un groupe accepte qu’un membre consulte un message sans prévenir, le climat reste souvent souple. Si les appareils interrompent toutes les deux minutes, la disponibilité s’effrite pour tout le monde.

      Situation observée Ce qui favorise le phubbing Réponse concrète
      Repas ou soirée entre proches Téléphone visible, notifications actives, réflexe de vérifier Placer les appareils hors de la table pendant la durée du repas
      Échange de couple délicat Gêne, conflit, besoin de se distraire Annoncer une pause courte puis reprendre la discussion sans écran
      Réunion de travail Multitâche, alertes professionnelles et lassitude Mettre le mode silencieux et garder l’appareil dans un sac
      Temps avec un enfant ou un adolescent Habitude familiale de répondre aux alertes en continu Prévoir un créneau quotidien de dix minutes sans aucun écran

      Ce tableau montre que le profil individuel n’explique pas tout. L’environnement peut rendre la maîtrise beaucoup plus facile ou beaucoup plus difficile. Une règle claire dans un foyer ou une équipe évite d’avoir à négocier chaque notification. Elle protège aussi les personnes les plus fatiguées, celles pour qui le réflexe de vérification devient plus fort en fin de journée.

      Une utilisation saine ne demande pas d’abandonner la technologie. Elle demande de lui assigner une place précise. Le téléphone peut rester un outil utile, sans devenir le troisième interlocuteur permanent de chaque relation.

      Réduire le phubbing : un exercice de cinq minutes pour reprendre sa place dans l’échange

      Modifier une habitude numérique commence rarement par une interdiction totale. Les interdictions abruptes tiennent peu lorsqu’elles ne répondent pas à la fatigue, au besoin de distraction ou à la peur de manquer un message. Une méthode plus réaliste consiste à repérer le moment précis où la main va vers l’appareil, puis à installer un court délai avant de le prendre.

      L’exercice suivant s’adresse à un débutant. Il dure cinq minutes et peut être pratiqué avant un repas, avant de retrouver un proche ou avant une réunion. Il ne traite pas une addiction au smartphone. Il sert à ralentir le réflexe et à retrouver une disponibilité corporelle avant une interaction.

        Une expiration un peu plus longue que l’inspiration aide certaines personnes à ralentir le rythme général et à remarquer leur agitation. Si vous ressentez des vertiges, une gêne respiratoire ou une montée d’angoisse, revenez à une respiration naturelle et interrompez l’exercice. La respiration guidée est une pratique de confort, pas un traitement.

        La fréquence compte davantage que la durée. Pratiquez ces cinq minutes une fois par jour pendant une semaine, toujours avant un moment où le phubbing apparaît souvent. Au bout de quelques jours, le corps associe le fait de poser le téléphone à un changement de rythme. Cette association est plus utile qu’une résolution vague prise après une dispute.

        Une règle relationnelle peut compléter l’exercice. Lorsqu’un message doit être consulté, annoncez-le simplement : « Je regarde ce message pendant une minute, puis je reviens à vous. » Cette phrase évite de faire disparaître son attention sans explication. Elle oblige aussi à fixer une limite de temps, ce qui réduit le risque de basculer dans les réseaux sociaux.

        La présence ne demande pas une attention parfaite. Une conversation vivante comporte des silences, des distractions et des moments de fatigue. Elle demande toutefois que l’autre puisse constater un retour réel : un regard, une question en lien avec ce qui vient d’être dit, un appareil rangé quand le moment le mérite.

        Si l’usage du téléphone provoque des conflits répétés, un repli social, des difficultés de sommeil, une anxiété marquée ou une incapacité à travailler sans vérifier l’écran, une simple routine ne suffit plus. Un médecin, un psychologue ou un professionnel formé aux conduites addictives peut aider à évaluer la situation. Pour prolonger ce temps de pause sans écran, la pratique de la cohérence cardiaque offre un cadre chiffré de cinq minutes, trois fois par jour.

        Le phubbing est-il une addiction au smartphone ?

        Pas systématiquement. Le phubbing décrit le fait d’ignorer une personne présente au profit de son téléphone. Une addiction suppose une perte de contrôle durable, des conséquences négatives et un retentissement important sur la vie quotidienne.

        Les jeunes pratiquent-ils plus le phubbing que les adultes ?

        La jeunesse utilise beaucoup les outils numériques, mais l’âge ne suffit pas à expliquer ce comportement. Les habitudes, la fatigue, la place du téléphone dans le travail et les règles familiales influencent fortement la disponibilité relationnelle.

        Pourquoi le phubbing peut-il blesser dans un couple ?

        L’écran peut être vécu comme une mise à distance, surtout pendant un repas, une confidence ou un désaccord. Ce sont la répétition du geste et l’absence de retour attentif vers l’autre qui fragilisent la relation.

        Comment demander à quelqu’un de poser son téléphone sans créer de conflit ?

        Décrivez le fait observé et son effet, sans accusation. Une phrase comme « Quand tu regardes ton téléphone pendant que je parle, j’ai du mal à me sentir écouté » ouvre davantage le dialogue qu’un reproche global.